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Hier, jeudi 23 juin, le Royaume-Uni organisait un référendum pour savoir si les citoyens voulaient rester dans ou quitter l’Union Européenne. Ils ont choisis à un courte majorité de quitter l’UE, et les conséquences de cette décision sont énormes.

 

Commençons par rappeler l’essentiel de l’histoire de ce vote, ainsi que le sentiment anti-européen au Royaume-Uni? Car il est utile de rappeler que le royaume-uni ne fait pas partie des pays fondateurs de l’union économique européenne* (Italie, Allemagne de l’ouest, France, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg). Du au fait que c’est un pays insulaire, le royaume unis diverge en plusieurs points au niveau culturelle et structure économique vis-à-vis de l’Europe continentale.

(*les unions ont portés différents noms à différents époques, mais c’est les prémices de l’UE de toutes façons)

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à gauche le vote sur le référendum (vert pour rester et bleu pour partir) et à droit le pourcentage de votant

Ces différences se sont manifestées de biens des manières, mais c’est ce qui a engendré que la France et l’Angleterre sont des ennemis spirituels depuis toujours, que la force militaire anglaise soit dans sa marine et son aviation plutôt que l’armée de terre, les anglais conduisent à gauche parce que Napoléon a conquis l’Europe (ça parait fou mais c’est vrai)… Le résultat est qu’au XXème siècle le pays n’était pas spécialement europhile et ça n’a jamais réellement changé. En 2013 David Cameron avait promis un référendum sur cette question clivante qui divise le pays en cas de victoire aux élections de 2015.

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à gauche le pourcentage d’habitant n’étant pas né au RU, à droite les région votant le plus pour les partis eurosceptiques (note: les immigrés n’ont pas le droit de vote)

Les conservateurs ont gagné cette élection, le premier ministre a réitérer sa promesse, il a négocier la position au sein de l’UE avec la commission européenne, après l’accord il a appelé à rester dans l’union, son parti est divisé sur la question, le débat est officiellement lancé, et finalement les votes sont comptés et la décision est prise (enfin presque cf bas d’article). Tout ce procédé ne s’est pas fait sans accidents, ni sans polémique, mais le fait est que le vote est démocratique et clair.

Et si la majorité des britanniques veulent partir de l’union européenne, ce n’est pas le cas de certaines régions qui sont très pro-européenne. Parmi ces régions il y a l’Écosse*, l’Irlande du nord, les grandes villes dont Londres, et les territoires d’outremer du Royaume-Uni. Et cette séparation idéologique pourrait raviver des vielles rivalités au sein même du pays. Le parti national écossais demande déjà un nouveau référendum pour l’indépendance, un parti irlandais songe à en demander pour la réunification de l’Irlande et de l’Irlande du nord, David Cameron a annoncé qu’il démissionnerait dans quatre mois. 

(*qui avait décider de reste dans le Royaume-Uni en partie parce qu’elle resterait dans l’union européenne ainsi)

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