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L’année 2016 n’est pas encore terminée, mais si la tendance actuelle se confirme au second semestre alors ce sera une année exceptionnelle à plus d’un titre. Essayons de comprendre le données du World Gold Council.

On a une complète inversion de la tendance baissière dans laquelle se trouvait le métal depuis plus de trois ans, mené par un cours inhabituellement nerveux. On peut relativiser en arguant que le prix de l’or est cyclique, et c’est vrai en partie. Mais ça serait nier les multiples paramètres qui influe le cours du métal jaune.

Index:

 

Bijouterie, un secteur qui perd de son éclat.

Depuis plusieurs années déjà, la Chine et l’Inde sont les deux gros marchés dominant au niveau mondial. La demande en or de bijouterie en provenance de ces deux nations équivaut plupart des années à la moitié, si ce n’est plus, de la demande globale du secteur.

On peut relativiser en disant que c’est aussi les deux pays avec le plus d’habitant au monde, car il est vrai que les indiens sont 1,25 milliards et les chinois pas moins de 1,35 milliard. Soit un total de 2,6 milliards dans ces deux immenses pays par rapport au sept milliard d’humains que compte la planète. Ce n’est pas négligeable, mais il ne faut pas nier d’autres données telles que le très fort d’inégalité (coefficient gini) en Chine, une précarité haute, un PIB par habitant faible…

 

En bref, la proportion qu’occupe l’Empire du Milieu et le sous-continent Indien reste impressionnante bien que pas spécialement étonnante. Ce qui plus inquiétant pour ce secteur du marché, c’est qu’il est sur le déclin depuis 2013. Et cette baisse de la demande ne semble pas s’arrêter, que du contraire elle accélère car la demande trimestrielle a diminué d’au moins 115 tonnes au premier trimestre par rapport à 2015 et 69 tonnes au second semestre.

Le secteur pourra un peu souffler plus tard cette année, car le quatrième trimestre est habituellement le meilleur. Mais ce n’est qu’une brève accalmie pour un secteur de la joaillerie mis à mal surtout par la crise chinoise, et comme le valeurs relatives sont plus importante que les valeurs absolue cela pourrait signifier une plus grosse perte annuelle depuis longtemps. Ce dont il se passerais bien.

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Pourquoi cette baisse ? On l’a évoqué plus haut, la crise chinoise d’il y a quelques mois est une des explications parmi tant d’autres, elle a changé l’humeur des chinois et leur priorité. L’autre théorie plausible est que l’augmentation du prix de la matière première a inquiéter les marcher sensible à la variation comme l’Inde. Le plus probable est une combinaison de ces facteurs, et les quelques marchés ayant bénéficier d’une augmentation de demande (tel l’Iran ou les États Unis) ne font rien pour inverser la situation morose niveau mondial.

L’effet secondaire de la hausse du prix de l’or est l’augmentation du recyclage, il y a une relation directe presque infaillible entre c’est deux variable. Voir la section sur l’offre.

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L’or d’investissement, le seul indicateur annuel dans le vert.

Le prix exorbitant de l’or au début des années 2010 avait ralentit voir stopper tous les nouveaux investissements dans l’or, ce sont les conséquences à long terme de la crise mondiale de 2008. Le secteur était tombé si bas que l’investissement était globalement dans le rouge pendant trois ans.

Ce qui veut dire que le rapport entrées/sorties au niveau de l’or d’investissement (pièces et lingots d’or donc) comptait plus des de sorties. C’est une chose extrêmement rare sur une période si étendue. Et le moins qu’on puisse dire c’est que la tendance à fait un joli tournant en aiguille. Près de 600 tonnes sont rentrées par cette porte sur le marché et on parle du premier semestre seulement.

Bon il faut tempérer, car en fait si l’investissement était dans le négatif globalement, il n’y a eu que de gros mouvement en 2013. Les années 2014 et 2015 étaient certes mauvaises pour les chiffres de l’investissement, mais elles furent surtout incroyablement équilibrées. Pas un seul de ces quatre semestre n’a enregistré une différence de plus de 100 tonnes. En un sens, les chiffres exceptionnels de ces premiers mois de 2016 sont surtout une correction.

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Le résultat du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne (ou plus communément appelé Brexit) a eu un impact fulgurent sur la monde de la finance. C’est du à la réaction de panique qu’il y a eu au lendemain du vote. Beaucoup ont été chercher un refuge dans le précieux métal, et le cours s’en souvient encore. Cela fait partie des mouvements tellement violents que dans plusieurs années il sera toujours notable.

Du au Brexit et à la faiblesse de la Chine et l’Inde, l’Europe est devenu temporairement le plus gros marché pour les lingots et pièces le temps du second semestre, et cela pourra peut-être perdurer un peu. Les investisseurs voient se ralliement derrière l’or comme un belle occasion pour en tirer profit, et on peut difficilement leur donner tord.

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C’est le changement de comportement des fonds d’investissement qui est largement responsable du changement des prix.

Mais ce qui fait que la tendance de l’investissement dans l’or est si positive c’est une source d’achat très particulière : Les fonds d’investissement. En six mois ils ont racheté quasiment autant que ce qu’ils ont vendu en l’espace de 30 mois (579,2 tonnes achetées contre 616,1 vendues). C’est le signes que c’est structures aux usages très variées ont reprit confiance en l’or comme une source fiable de la finance, au moins temporairement.

C’est simple, ce semestres sont la lumière au milieux du brouillard, le phare durant la tempête,… On pourrait faire dix-milles analogies dans ce sens et elles seront toutes vraies. Ce brusque changement entre diminution globale des stocks et désormais un renflouement massif des réserves massives est à la bases des mouvements du semestre, bien qu’il y a quelques accrocs avec des pics et des chutes, les statistiques sont là.

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Les banques centrales, du remplissage plus lent des coffres forts.

Rappelez qu’il n’y a pas longtemps on vous avait parler des réserves d’or dans les banques centrales chinoises, c’est parce que ces fonds jouent toujours un rôle majeurs dans la régulation du système financier mondial. Même si une fois rentrés les précieux lingots sont destinés à ne plus jamais bouger, ils sont garant de la crédibilité des pays au niveau financier. Depuis plusieurs décennies on leur préfère des devises étrangère pour la stabilisation, mais ils demeurent toujours bien en place.

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