Mine d'or de Morila, Mali

25 juillet 2015
Auteur :  

Cette article présente les principales informations de la mine d'or de Morila au Mali.

 

 

Propriétaires

AngloGold Ashanti (40 %)

RandGold Ressources (40 %)

Gouvernement du Mali (20 %)

Exploitant

RandGold Ressources

 

Historique


 

Le permis de Morila.sa porte le n°1999-21/PM-RM en date du 04 août 1999. Les installations de la mine sont bâties sur 1,252 hectare. La mine d'or de Morila a été très productive, pour ne pas dire la plus productive des industries aurifères au Mali. En effet, de 2000 à 2013, elle a produit 225,25 tonnes d'or. C'est à dire beaucoup plus que les recherches et autres forages avaient prouvé comme réserves (103,720 tonnes selon les études de départ). 

 

Emplacement


Elle est située à environ 280 Km de Bamako, sur la route qui mène à Sikasso (dont quelques 50 kilomètres de piste) dans l'arrondissement de Koumantou, cercle de Bougouni dans la zone dite de Massigui.

 

Production


Au cours des dix premiers mois de l'année 2012, la mine a produit 6,38 tonnes d'or avec un coût de production de 796 dollars l'once. De 2000 à 2013, le coût moyen de production de l'once d'or à Morila a été de 274 dollars. Selon les chiffres fournis par les responsables de la mine, de sa mise en service à fin 2011, la société Morila.sa a distribué à ses actionnaires 665 milliards FCFA dont 133 milliards FCFA de dividendes versés à l'Etat malien. De son ouverture à aujourd'hui (2011), la contribution de Morila.sa à l'économie malienne s'est fixée à un total de 812 milliards FCFA classant la mine au premier rang des entreprises maliennes en termes de chiffre d'affaire (année 2007). Toujours selon les chiffres fournis par la direction de la mine, au moins 48% de la valeur de la mine, soit l'équivalent de 812 milliards FCFA sont restés sur place au Mali. 

 

La carrière ouverte d'où ont été extraits plus de 200 tonnes d'or a été fermée en avril 2009. Premier pas vers une fermeture définitive annoncée pour juillet 2013. A l'apogée de la mine, la teneur en or du minerai de ladite carrière a atteint un record de 600 g/t. Mais tout ceci n'est qu'un souvenir. Et, aux dires de l'équipe (entièrement malienne) qui dirige la mine depuis 2009, "nous faisons des acrobaties pour rallonger la vie de la mine", dixit Adama KONE, directeur de Morila.sa. Aujourd’hui en effet, deux possibilités s’offrent à la mine de Morila si elle veut exister au-delà de la date fatidique de juillet 2013. La première consiste à retourner dans la carrière, toujours et encore ouverte sur quelques centaines de mètres de profondeur. Après autant de tonnes d’or qu’elle a crachés, il a été prouvé qu’elle retient encore dans ses entrailles quelques 3 tonnes d’or. Alors, la direction actuelle de Morila.sa est porteuse d’un «projet d’élargissement de la carrière». 

 

Toutes les simulations étant faites, ce projet pourrait rapporter au bas mot 12 milliards FCFA aux actionnaires de la mine. Le projet d'élargissement de la carrière devrait couter 15 milliards FCFA d’investissement et sa réalisation ira rallonger la durée de vie de la mine jusqu’en 2014. Avant d’accepter de financer ledit projet, Morila.sa a soumis au gouvernement une demande d’exonération de taxes et d'impôts, condition essentielle à la réussite du projet d’élargissement de la carrière. La date d’avril 2013 est retenue pour le démarrage effectif dudit projet. D’où l’exigence d’une extrême diligence du gouvernement malien à traiter la demande d’exonération de taxes et d'impôts soumise par la direction de Morila.sa. La deuxième alternative qui s’offre à Morila est de retourner aux milliers de tonnes de boue entassée sur 5,36 hectares à même le site de la mine. Il s’agit de la matière déjà traitée et qui était censée avoir été définitivement jetée au temps des vaches grasses de la mine de Morila. 

 

De la matière traitée au cyanure mais dont l’exploitation est encore possible parce qu’elle contient de l’or dont l’exploitation est rentable au coût actuel de l’or sur le marché. Au moins, 798 000 onces d’or pourraient être extraites de la boue soit l’équivalent de 15,17 tonnes d’or. Si ces deux projets ainsi décrits se réalisaient, la durée de la vie de la mine de Morila pourrait être étendue jusqu’en avril 2021. Il est important de noter que, sur l’ensemble du permis de Morila il n’a pu être prouvé l’existence d’autre minerai d’or. Même après un investissement de 18 milliards FCFA dans des nouvelles explorations et recherches, en vain. 

 

L’équipe dirigeante a déjà anticipé sur la fermeture de la mine de Morila en mettant sur place, en 2008 «une commission de fermeture» comme l’exige la loi malienne (Code minier). Le coordinateur de la fermeture, monsieur Nouhoum DIAKITE a entrepris d’élaborer et même de financer des projets au profit des anciens travailleurs de la mine et aussi des communautés riveraines de la mine. La mine d’or de Morila employait 866 personnes dont 441 pour Morila et 425 pour les sous traitants. Mais, de la fermeture de la carrière à nos jours, l’entreprise a dû licencier 670 employés. Jusqu’en 2008, la mine a travaillé pendant 1 million d’heures sans enregistrer d’accident de travail invalidant. Et 500 000 heures de plus (2011) sans accident. 

 

En 2012 la mine compte 312 employés mais en 2015, ils ne seront plus que 152 employés. La fin de règne de ce colosse de l’industrie aurifère que fut Morila est également caractérisée par un redressement fiscal de l’ordre de 5,6 milliards FCFA infligé à la mine. Une affaire en cours de traitement avec le gouvernement malien à travers les services du fisc.

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