Référendum Grec : Oui ou Non à l'Europe ?

03 juillet 2015
Référendum Grec : Oui ou Non à l'Europe ? - 5.0 out of 5 based on 1 vote

Le oui au référendum grec de dimanche sur la dernière proposition des créanciers du pays devance légèrement le non prôné par le gouvernement avec 44,8% contre 43,4% dans un sondage publié vendredi par le journal Ethnos qui confirme une remontée du oui.

 

C'était écrit : le bord du gouffre, avec la fin de l'échéance de remboursement de 1,6 milliard d'euros au Fonds Monétaire International, était tracé à minuit ce mardi 30 juin. Mais le coup de poker d'Alexis Tsipras, qui a dégainé l'arme du référendum ce week-end a finalement repoussé, aux yeux de tous, le moment de vérité à dimanche.


 

Discussions avec les créanciers à l'approche du référendum.

Un accord avec les créanciers était proche et les discussions poursuivent avec les institutions européennes à l'approche du référendum de ce week-end.

Un accord est en vue que la réponse soit oui ou non au référendum

a déclaré le ministre du parti de gauche radicale Syriza sur la radio publique irlandaise RTÉ.

Pour Bruxelles comme pour de nombreux dirigeants européens, référendum rime bel et bien avec ultimatum. Deux camps qui s'accusent mutuellement de chantage, et les négociations viraient déjà à l'aigre ; elles sont désormais officiellement rompues.

Avant de tempérer ses propos en privé, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble proposait lundi une traduction bien moins complexe de la question : "Oui ou non au maintien dans la zone euro ?". Le référendum "est évidemment lié au maintien dans l'euro", renchérissait la chancelière Angela Merkel. Même son de cloche chez le président du Conseil italien Matteo Renzi, pour qui l'enjeu du vote se résume à "Euro contre drachme. Voilà le choix."


Les prévisions du référendum Grec

 

Première fois que le oui devance le non dans un sondage publié depuis l'annonce du référendum par le Premier ministre, Alexis Tsipras, dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

Deux sondages précédents prédisaient une victoire du non, depuis l'annonce dimanche soir d'un strict contrôle des capitaux dans le pays, assorti d'une fermeture des banques.

Selon le sondage publié vendredi, l'indécision de la part des grecs est encore importante : 11,8% des personnes interrogées sur leurs intentions de vote n'étaient pas en mesure de répondre.

Les Grecs voient à 61% contre 30% dans la situation actuelle un danger de sortie de la zone euro. 51 % pensent qu'un Non changerait la position des créanciers et parviendrait à un accord, contre 30 % (Et 19 % d'indécis).

Les Grecs se montrent toujours à une grande majorité désireux de rester dans l'euro (74%) contre 15% seulement souhaitant revenir à une monnaie nationale (11% d'indécis).

Le référendum équivaut-il à un oui ou non aux créanciers, comme le gouvernement le dit, ou bien à un oui ou non à l'euro, comme les créanciers le soutiennent pour dramatiser le débat? Les Grecs sont partagés entre les deux propositions qui recueillent chacune 43% de leurs avis, 14% étant indécis.

Ce sondage de l'institut Alco a été réalisé les 30 juin et 1er juillet sur un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population grecque âgée de plus de 18 ans.



 

Les enjeux du référendum

Un non des Grecs serait donc un Non à l'Europe. Ce scénario pourrait propulser le prix de l'or vers des sommets, le cours du métal précieux restant intimement lié à l'inquiétude générale sur l'avenir de l'Europe.
En début d'année, le cours de l'or avait été gonflé par les élections grecques.

Vous pouvez suivre l'évolution du cours du métal précieux via notre pages cours de l'or en temps réel.

Plus d'infos sur l'actualité de la Grèce ici.

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