La baisse du prix de l'or entraîne avec lui les groupes miniers

01 avril 2017
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Si vous suivez l'évolution du prix de l'or, vous vous êtes sans doute aperçus que le cours du métal jaune chute depuis deux semaines. On pourrait spéculer sur la cause, mais ce n'est pas le sujet du jour, d'ailleurs il se pourrait que ça ne soit qu'une question de cycle. Aujourd'hui nous allons nous pencher sur les conséquences directes de cette baisse.

C'est l'évidence même de dire cela, mais l'or n'est pas un cours de la bourse comme les autres pour plusieurs raisons :

  • Il s'agit d'une matière première et à ce titre dépend d'une offre et demande limitées,

  • C'est aussi une matière première extraite et non produite ce qui la rends vulnérable à une limite des réserves et une variabilité dans la productivité.

  • Elle est exploitée par des groupes assez spécialisés, à cause de concentrations moyennes faibles et un prix élevé ce n'est pas un minerais qui peut être exploité et raffiné comme d'autres

Due à ces conditions spécifiques, qui ne touchent pas que le secteur de l'or mais y sont mis en exergue, on a un nombre réduis de groupes miniers et raffineurs/essayeurs qui sont tous extrêmement dépendants de la conjoncture du milieu aurifère, qu'importe leurs nombreuses différences ils n'ont pas une activité assez diversifiée que pour résister aux aléas de l'or.

Sauf que le marché peut sur-réagir, rien de nouveau là dedans mais il est toujours intéressant d'observer qu'une baisse modérée et habituel de l'or, car perdre 5% de sa valeur en l'espace de deux semaines n'a rien d'étonnant comme mouvement, puisse entraîné une perte exponentiellement plus élevée des actions des groupes miniers.

En l'espace de deux semaines, le prix de l'or est descendu de 5%. C'est significatif, mais pas sans précédent.

Cela dit c'est tout à fait logique ! Car si on y a réfléchi un instant il y a un en effet une limite opérationnelle à la rentabilité, la majorité des mines en cours d'exploitation n'auraient pas pu être ouvertes avec un or à moins de 600$ par once comme c'était les cas avant 2009. En fait, il ne faudrait même pas que les filons actuels ne soient plus rentable pour arrêter l'exploitation, il suffirait que les infrastructures nécessaires aient besoin d'un nouvel investissement et que la groupe gérant ne pense pas pouvoir avoir un retour sur investissement positif pour qu'il ferme la mine concernée.

Pendant le même laps de temps certains groupe minier ont vu leur cours en bourse chuter jusqu'à 25%

Naturellement tout cela est un cercle vicieux : car au plus il y a de mines qui ferment, au moins la production mondial sera élevée, au plus le cours de l'or aura tendance à augmenté à cause de la diminution de l'offre, et donc de nouveaux filons et d'anciens sont de nouveau exploitable, mais ce surplus de production pourra entraîner à terme un nouvelle chute du prix de l'or en dessous des coûts d'exploitation,... à répéter à l'infini...

Avec une certaine latence évidemment , car c'est un phénomène qui ne se déroule pas instantanément. C'est une choses qui a participé à amplifier la hausse de l'or durant et après la crise des subprimes, on n'ouvre pas de nouvelles mines en un mois, malheureusement ou heureusement, c'est selon.

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